Tout se passait trop vite et trop tôt.

par Carolyn Goor, Langley (C.-B.)

« Il a été décidé que j’accoucherais par césarienne. Je n’en étais qu’à 33 semaines de ma grossesse. Les médecins ont eu du mal à te faire sortir, et puis ils t’ont vite emmené à une équipe qui t’attendait. J’ai attendu un temps infini que tu pousses ton premier cri, et quand je l’ai enfin entendu, je me suis mise à pleurer. Pour moi c’était la plus belle musique au monde. Quand on m’a dit que je ne pouvais pas te tenir dans mes bras, j’ai ressenti dans mon cœur une profonde douleur jusqu’alors inconnue.

« Il fallait que je fasse un choix. Faire preuve de force ou m’effondrer, et j’ai bien failli m’effondrer. Ne pas savoir comment tu allais ni ce que te réservait l’avenir me faisait très peur. Les 45 jours suivants ont été flous. J’ai appris des mots inconnus – bradycardie, hémorragies cérébrales, jaunisse, sonde d’alimentation, analyses pour divers syndromes et hypotonie. J’ai appris à prendre soin de toi et à te quitter chaque soir. Mon retour à la maison pour la première fois … on n’est pas sensé quitter l’hôpital sans son bébé … et il a fallu répéter ce retour solitaire pendant 45 jours.

« Et puis soudain tout rentre dans l’ordre, les mois ont passé et toute la période de l’UNSI n’est plus qu’un lointain souvenir. On n’a pas eu la belle naissance qu’on voit à la télévision, mais on a quelque chose de beaucoup mieux. Dès le premier jour, on apprécie tellement plus son bébé et on se rend compte combien c’est un vrai trésor. On sait qu’on n’échangerait pour rien au monde ces moments ou cette histoire. »

Chaque dollar compte

Pour l’amour de la famille. Pour toujours dans nos cœurs.